INTERVIEW : BACK TO ORIGINS AVEC RACINE

 

Nous sommes venus à la source de Racine, frénétique collectif qui égaye certainement les joyeux et férus de musique électronique sur le territoire rennais !

Racine désire mettre constamment à l’honneur tous les genres mais aussi les branches diverses et variées qui caractérisent la House, au travers de leurs événements multiformes. En quelques mots : ambiance décomplexée, musique, bonheur et soleil, et finalement l’objectif de voir ressortir leur public rassasié en musique énergisante. Voilà, la conviction et la mission de cette active team.

@ Racine invite Liem au 1988 Live Club de Rennes

Salutations Racine, comment vous portez-vous ? Comment se déroule la rentrée 2017 de votre côté ?

Salut ! On se porte à merveille, une belle rentrée pour nous avec de belles choses en perspectives, et vous ?

  • On est au taquet, comme toujours !

Pourriez-vous donc nous parler un peu plus de vos débuts ? Quelles ont été pour vous les « Racine » de votre collectif ?

On a monté Racine entre copains, à l’époque où la musique électronique commençait à montrer le bout de sa tête à Rennes, il y a à peu près 3-4 ans. En écumant les soirées déjà installées, on a remarqué que le conducteur musical était généralement assez orienté Techno. Bien qu’amateurs de Techno dont les soirées sont sommes, toute bien cools, on est encore plus férus de House et on s’est demandé pourquoi le vivier musical dont témoigne la House n’était pas encore très mis en lumière sur Rennes. C’est à partir de là qu’on a décidé de se lancer, en se positionnant comme une association proposant exclusivement des événements autour de la Chicago House, Disco-House, Tech-House, Tribal House et j’en passe…

Cela fait un moment que vous participez à dynamiser ce vivier culturel rennais. Quel avis sur le territoire aujourd’hui, son évolution ?

Ça a foncièrement évolué en l’espace de 3 ans, c’est le constat ferme qu’on en fait et c’est super positif. Il y a 3 ans il n’y avait pas une grande offre événementielle, et encore moins autour de musique électronique. En revanche il y avait une certaine demande et j’entendais partout autour de moi qu’on s’ennuyait un peu sur Rennes et qu’il fallait que ça se réveille.

Là aujourd’hui, il y a des propositions pratiquement tous les week-ends, on commence à recenser de plus en plus d’assos qui se créent et qui viennent ajouter leur pierre à l’édifice… Un édifice qui commence petit à petit à être bien béton ! Maintenant, il faut idéalement que les propositions d’infrastructures suivent… Ceci est un appel à la mairie ! Donnez-nous des lieux, on y mettra de la vie pardi !

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La Westcoast regorge de nouveaux projets culturels. Et d’associations. En parlant de cela, vous nous citeriez une des plus belles collaborations que vous ayez faites avec d’autres crews ?

La plus belle collaboration qu’on ait faite, en tout cas la plus intéressante, c’était notre collab avec les 3 crew : Chevreuil, Global Techno et Texture pour notre événement sur le Mail François Mitterrand le 21 juin dernier (Fête de la musique).C’était vraiment chouette, on a pu officier sur le plus bel emplacement de Rennes et on a mis la gomme pour proposer un événement réussi.

Et on imagine que ca a probablement été le cas, l’énergie était bien palpable et le soutien de France 3, Canal+ et OuestFrance ont témoigné de l’engouement ! Sur une belle continuité, côté collab, on en a une bien bien belle à venir ce dimanche 29 octobre…

La musique électronique représente quoi pour vous ? Que vous apporte la House, la Techno ? Et présentez-nous vos artistes.

Pour nous il émane de la musique électronique une diversité et une émotion monstrueuse alors même qu’elle est sans message. Là, on se concentre sur le son produit, sur la rythmique, les sons qui se superposent et qui se modulent…

C’est ça la force de la musique électronique, arriver à produire de l’émotion uniquement par ses sonorités.

On a l’ouïe beaucoup plus avertie tant elle demande à ressentir chaque variation de son son. Écouter les sets de nos protégés Keyja et Somoine en témoignent ! Somoine a une énergie dingue quand tu le vois en plein set. Il dégage un truc “feel good”, tu partages sa passion avec lui quand tu le vois mixer. Il danse comme un fou entre deux transitions, il est concentré mais souriant, et ça se retranscrit dans ses sets : il fait voyager entre disco-house et gospel-house, et il peut te sortir en closing un remix de Whitney Houston ou Michel Sardou normal, et les gens adorent.

Couteau-suisse. Keyja lui, a une super maîtrise du vinyl, et envoie pépite sur pépite pendant ses sets. Il complète Somoine avec une House plus retro, dynamique. Il a une bibliothèque de vinyls hallucinante et un goût ardent, on passerait des heures à digger volontiers dans ses caisses à vinyls l’après-midi.

Une envie de vous déporter à l’étranger en particulier ? Si l’occasion se présentait telle quelle aujourd’hui, pour n’importe quel type, vous choisiriez où ?

Pour l’instant on ne se projette pas, on fait ce qu’on aime, et on voit où ça nous mène ! Mais pourquoi pas Paris et Nantes pour commencer, avant de se projeter à l’étranger.

 

 Dernièrement on a dansé avec vous à la Fête de la Musique cette année. Le mini aftermovie présente bien votre dynamisme et esprit à la cool. Prochainement vous préparez autre chose, on a le droit à des infos ?

Oui, on prévoit un bel événement ce dimanche-ci ! On se pose en after de la Silent Kraft qui a lieu au 1988 Live Club la veille. Ça se passe sur Rennes en extérieur, et pour ceux qui sont sceptiques par rapport au froid qui nous envahit ces derniers jours, on a monté pour l’occasion une grande serre de 30m de long qui les tiendra au chaud ! C’est une structure complètement inédite sur Rennes pour aller faire la fête et on est surexcités. C’est jusque là l’événement dont on est le plus fier, car on a une liberté de création immense, on n’est pas régis par une boîte de nuit qui a ses codes. Du coup, on a prévu de vous en mettre plein la vue côté scéno ! 7H-17H30 dans un lieu bien connu de tous les fêtards rennais que l’on annoncera sur la page Facebook de l’événement. Viendez !

& sinon à côté, vous avez d’autres lobbys ? Sinon, décrivez nous votre plus belle ambition en tant que Racine !

On a pour ambition de faire plusieurs événements cet été dans la même acabit que celui de dimanche : à savoir officier dans des lieux où la liberté de conception est totale ou presque. On veut pouvoir proposer un univers singulier à chaque événement, mettre de l’âme et de
l’identité dans les lieux qu’on occupe.

Suite à ce certain nombres d’expériences, en tant que Racine, votre plus gros coup dur et votre pic d’hapiness auraient été… ?

Notre plus gros coup dur c’était durant la Fête de la Musique justement. C’était un mercredi de canicule, le plus gros jour de canicule depuis 1972 et à cause de cette chaleur, tous nos fûts de bière étaient en surchauffes ainsi que nos tireuses. Au lieu de sortir des bières convenables on sortait des îles flottantes tant il y avait de mousse blanche. À priori on était pas les seuls, car tous les assoiffés nous disaient que “c’était le même problème sur tous les événements du Mail”.

Système Z : on a tapé aux portes des commerçants et on a fini par stocker nos fûts dans l’arrière boutique d’une pharmacie, je vous laisse imaginer comme c’est risible aujourd’hui d’imaginer nos fûts de binouze calés entre de la poudre bébé Gallia et du Xanax.

Après 2h bonnes grosses heures sans ouverture de bar, on a fini par trouver maintes solutions et on a finalement pu abreuver les centaines de fêtards assoiffés.

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Notre plus gros pic de happiness, en revanche, je dirai que c’est à chaque événement :

à quelques minutes du closing et au moment de l’ovation.

C’est le moment d’apothéose, le moment où tu peux jauger le succès de ton événement aux cris et aux sourires des gens. À chaque événement, on demande à notre vidéaste de filmer les dernières minutes de l’événement, pour qu’on en garde un souvenir impérissable. C’est le point final de mois de travail, c’est jouissif. Je pense d’ailleurs que c’est le substrat et la motivation première de beaucoup d’organisateurs, de pouvoir créer ce moment de bonheur et de se dire que c’est grâce à ce qu’ils ont conçu et organisé, que les gens passent un bon moment, qu’ils dansent, qu’ils sont sensibles à un moment d’euphorie…

Enfin, citez-nous donc vos inspirations musicales du moment : votre dernière danse folle sur tel morceau, le dernier titre que vous avez acheté, un son qu’on vous a partagé récemment qui vous a marqué……

Récemment on est à fond dans la disco des années 70, des trucs qui envoient bien et qui réveillent les foules à n’importe quelle heure. Il y a pas mal d’edits assez dingues qui sortent sur TK DISCO qui sont monstrueux. On est récemment tombés amoureux d’une track qui t’envoie dans un autre monde tout en restant les pieds sur le dancefloor. Ça s’appelle Kébekélektrik et c’est du génie.

Et une rencontre qui vous a forgé.

La rencontre qui m’a forgé, c’est ma rencontre avec mon maître de formation événementielle quand j’avais 17 ans, et qui n’est autre que le directeur du festival Hellfest. Il nous a partagé le métier de chef de projet avec une telle passion que ça a consolidé mon envie de créer des événements.

La grosse bise à l’équipe Racine, qui ne manque pas de ressources et de passions à vous faire partager au fil du temps !

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