[FLASHBACK] IMPACT AU MANS !

Au Mans, la soirée Impact a fait trembler les murs du stade !

Si septembre est synonyme de rentrée des classes, c’est également l’occasion pour les associations de faire résonner les premières basses, impulsant ainsi un rythme techno à l’année. Ce 9 septembre, l’association mancelle Impact investissait pour la première fois le stade MMArena. L’occasion de transporter la techno et la house dans un lieu inédit, avec un line-up soigné et un public surmotivé.

© Romain Bergeot

Tout Breton le sait, les manceaux ont d’excellentes rillettes. Tout Breton ne le sait peut-être pas encore, mais les manceaux ont également d’excellents événements techno. L’association Impact, qui fêtera bientôt son deuxième anniversaire, y est pour beaucoup. Après avoir écumé différents lieux dans la ville, Impact organisait pour la première fois un événement au sein du stade de foot, le MMArena. Un line-up de qualité était ainsi déployé pour transformer les coursives du stade en un immense dancefloor. Phase Fatale, Mørbeck b2b Under Black Helmet, Airod b2b Mayeul ou Bwi-Bwi côté house, la programmation était alléchante et n’a pas déçue. Récit d’une soirée à la hauteur de nos espérances.

 

Embarquement Rennes, direction Le Mans à bord d’un TGV. Cinquante minutes de trajet plus tard, la gare du Mans se révèle. Un tour de tramway et nous voilà arrivé au MMArena. Privé d’une équipe professionnelle, le stade flambant neuf accueille désormais également des événements culturels. Avec une quarantaine de minutes de retard (en cause, la tenue d’une commission de sécurité), les portes s’ouvrent et les fauves sont lâchés dans l’arène. Ce petit souci n’enrailla en rien l’atmosphère très festive qui régnait auprès des 1 800 danseurs. La soirée est sold-out, tout le monde compte bien en savourer chaque instant. À peine le temps de se mettre en jambe devant Ron ID qu’il fut l’heure d’un moment fort de la soirée : le back to back entre Mørbeck (patron du label Code is Law) et Under Black Helmet (signé chez Mord notamment).

 

Très attendus, les deux artistes n’ont pas déçu, offrant un set à la technique irréprochable qui fit monter en puissance la soirée. Enchaînant les morceaux taillés pour retourner le dancefloor, le duo a également offert au public quelques pointes plus rave, avec des sons aux sonorités acid ou des kicks très percutants. Les artistes ont pris du plaisir et cela s’est vu : Under Black Helmet s’amusait à exhorter les danseurs lorsque ces derniers s’exclamaient sur chaque kick, comme pour appeler à une musique toujours plus entraînante.

© Romain Bergeot

Appel reçu puisque ce sont sous des applaudissements très nourris que les deux DJ passent le relais à Phase Fatale, après deux heures de set. Très rapidement, le jeune DJ et producteur basé à Berlin a imposé son style : une techno sombre, puissante, efficace. On a ainsi pu apprécier son penchant pour la techno aux influences industrielles et EBM, son set de trois heures nous permettant de pénétrer complètement dans son univers. Phase Fatale n’est pas du genre très expressif mais c’est la musique qui a parlé et qui a entraîné le public. « Il a fait un gros set, j’aime beaucoup ses productions et j’espérais vraiment retrouver sa touche personnelle dans son set, c’était le cas ! » témoigne Léo, un habitué des soirées Impact.

 

Petit détour par le bar puis par le chill-out avant de rejoindre la scène house, située à l’extrémité du grand couloir du stade. Les bénévoles au bar ont le sourire et nous aussi : la bière est à un prix tout doux (5 euros la pinte). Un point assez rare pour être souligné … Malgré l’affluence, le service est efficace, on se pose rapidement sur le chill-out érigé avec des palettes avant de se diriger vers cette deuxième scène. Bwi-Bwi, tête d’affiche côté house, nous offre un set efficace, balançant plusieurs bangers qui ont réchauffé le public malgré le vent frais, qui pénétrait par endroit les coursives du stade. C’est finalement un live d’Atom K, artiste habitué des soirées Impact, qui clôtura de belle manière la scène house.

 

Pendant ce temps, du côté de la scène techno, le public était toujours aussi nombreux lorsque, à 5h, Airod et Mayeul prirent le contrôle des platines. Les Parisiens, membres du label et collectif Molekül se sont faits un nom grâce à leurs sets et productions endiablés, lancés sur des BPM supérieurs à 140 et dans un genre hérité des raves. Ils ont confirmé leur réputation en offrant au public, toujours chauffé à blanc, deux heures d’un set très dynamique et qui donnait une folle envie de taper du pied. De quoi clôturer de la plus belle des manières une soirée qui aura tenu ses promesses.

© Romain Bergeot

Un line-up de grande qualité, une équipe d’organisateurs et de bénévoles soucieux d’accueillir au mieux les fêtards, un lieu atypique et un bon public, voilà les ingrédients d’une soirée réussie, même si, évidemment, tout n’était pas parfait.
« Pour le festival, on proposera plus de son, de sub et de lights » détaille Julien Mansard, régisseur général de l’événement et directeur artistique d’Impact. « Mais pour une première, avec 1 800 personnes, c’est très positif » confie-t-il après coup.

 

La suite ? Ce sera toujours au MMArena, à l’occasion des deux ans de l’association. Qui dit deux ans, dit deux soirées : c’est donc un festival qui sera organisé les 27 et 28 octobre prochain. Trois noms ont déjà rejoint la programmation du HÄST Festival, et pas des moindres : I Hate Models, Randomer et DJ AZF. Nous avons eu connaissance des autres artistes présents et autant vous dire qu’il reste de très belles têtes d’affiches à dévoiler.

L’impact n’en sera que plus puissant.