INTERVIEW : DON RIMINI | REPORT MAGIC GREEN 2017

© Photo de couverture :  LES DEUX

DON RIMINI : artiste français et grand acteur de la scène locale, nationale et internationale, un coup d’oeil sur cet héros flamboyant !

 

📀 Hello Don Rimini ! On est content de te revoir sur la Westcoast, on s’est déjà vu en mai à Nantes au CO², tu nous avais bluffé par ton aisance et ton pep’s sur scène. Aujourd’hui le spot est bien différent, qu’en penses-tu ?

Effectivement, les Dj sets en journée sont rares, ou bien alors ils se font en festivals… Donc je considère plus cette Garden comme un festival ahaha ! Toutes les conditions ont été réunies pour que ce soit très très cool… Soleil, gros sound système, bande d’amis… Donc un vrai kiff pour moi, et ça me change des endroits fermés. Cela fait du bien d’être en plein air, même si le club est mon lieu de prédilection pour jouer.

📀 Quelles impressions as-tu à nous donner brièvement suite à ta prestation ? (le public, l’ambiance, la vue….)

J’avais 1h30 de set, donc je l’ai construit un peu de façon crescendo. A peine sorti de mon train, je devais jouer juste à la suite de mon amie Laura De Greef que je connais depuis quelques années maintenant. J’ai commencé à jouer un peu plus house au début, à la cool, puis plus énervé par la suite, jusqu’a finir par une track orientée plutôt Techno. Les gens ont été très réceptifs et ce fut chouette car j’ai pu tester aussi de nouveaux remixes à venir. Pour ce qui est de la vue, il faut checker le report video, avec la vue aérienne du drône, ça te donne une bonne idée. Seul point négatif,  je n’ai pas eu le temps de faire mon initiation au golf, c’était l’occasion pourtant…. (rires).

📀 Tu es DJ résident à la Crèmerie, pourrais-tu nous parler un peu de ta rencontre avec le collectif ?

2014 : première soirée avec La Crèmerie et Traumer, quel souvenir !!! Première rencontre, on a tout de suite matché avec Arno et Camille, on a aussi bien rigolé tout au long de la soirée et dansé… On s’était dit qu’on se referait ça très vite, car comme pour un premier rendez vous amoureux, tu n’as qu’une envie c’est d’être au second si tout se passe super bien… On a beaucoup discuté par la suite avec Arno Joss, le boss du collectif de la Crèmerie sur tout : la famille, les nouveaux tracks, les projets de chacun, on continue d’ailleurs à discuter assez régulièrement sur Facebook… Bref on s’aime et on s’est bien accroché ! (rires). C’est Arno qui est venu vers moi avec cette idée de devenir résident pour le crew si je me souviens bien, et je me suis dit que c’était parfait pour moi ! Ainsi, je jouerais devant un public que j’adore, je retrouverais tous me potes Bretons, et l’ambiance est toujours au top dans les soirées de la Crèmerie. Depuis il y a eu quelques soirées, et un lien d’amitié très fort s’est créé, non seulement avec Arno, mais avec toute son équipe, les autres résidents MØREX, Viktor, Laura, etc… Même au delà avec Yann Polewka (TEXTURE) ou mes petits chéris les photographes David Antunes et Mathilde.

📀 Et ton blaze, « Don Rimini », ça fait référence à quoi ?

Je ne suis pas Italien, mais ça fait référence à Rimini, la ville en Italie… Aux débuts des années 90, J’ai lu dans un magazine que Rimini était la ville « Rave Party », donc c’est un petit clin d’oeil à cette époque et à cette ville. Et Don pour le coté Parrain. Donc Don Rimini, ca pourrait signifier « Le Parrain de la Fête », grosso modo. Je ne suis allé qu’une fois à Rimini, pour y jouer sous ce nom la justement, et c’était assez drôle de venir dans une ville où je n’avais jamais mis les pieds. Les promoteurs de cette soirée m’ont dit, « on va te passer les clefs de la ville, après tout, c’est ta ville, ahahah. »

 

📀 On sait que tu bouges beaucoup en tant qu’artiste, un bon moment passé dernièrement à un de tes derniers gigs ?

Je ne vais pas mentir, c’est très très rare que ça se passe mal, il y a toujours un bon public, des amis, une bonne ambiance. Mais si je devais garder une soirée cette année, outre aujourd’hui bien sûr : ce serait certainement celle au Grand Rivage ( Garage maintenant) avec mes potes du collectif Parisien Karoussel avec qui je mixe assez souvent aussi quand je suis à Paris. Cet événement tombait un jeudi, ce n’était pas une veille de jour férié, donc un sympathique risque ! Mais ce fut un succès total. C’était en l’honneur du Label HOT HAUS, label de Dj Haus, et Mall Grab (le mec le plus booké du moment, d’où la raison du choix du jeudi) est venu faire un set special en Back 2 Back avec Haus. Mes amis Marvy, Crowd Control étaient là en plus.

Ce fut des moments uniques ce jour-là, difficile à expliquer, il s’agit d’un ressenti assez spécial et qui a été vécu par les autres également. Nous étions présents là où il fallait être, la soirée de l’année presque ! Le son était dingue, les Djs en osmose, de vrais sourires qui se formaient derrière les platines, tous en train de soutenir, kiffer, danser sur les sets. On ne peut tricher quand on revoit des clichés de la soirée, on observe vraiment la superbe atmosphère qui régnait ! Chacun s’est bien écouté, a profité des talents des uns et des autres, on s’est tous bien entendus que ce soit entre artistes, organisateurs. Cet aparté vise les backstage en particulier, mais on s’est vite rendu compte que le plaisir était partagé côté public. Des instants magiques, rares, que je n’oublierai pas de sitôt, et je ne suis pas le seul.

 

📀 Quand tu reviens par chez nous, dans le Grand Ouest, y a t-il des lieux qui t’inspirent, que tu apprécies particulièrement et où tu aimes t’y retrouver ?

Non, pas spécialement. Ce que j’apprécie surtout en arrivant ici, c’est que je sais que je vais être super bien reçu : les bretons sont chaleureux, et je suis bien entouré par de bons potes… Donc c’est toujours un plaisir de passer dans le coin. Et puis les bretons quand même, c’est un vrai public qui aime s’amuser, danser, faire la fête, comment ne pas être ravi de (re) venir à chaque fois.

📀 Quand tu es en voyage, et que tu dois passer du temps dans les transports, y a t-il des artistes, groupes que tu aimes écouter ?

On m’a souvent posé la question en fait, mais je n’écoute jamais de la musique dans les transports. J’en écoute de chez moi, en club, chez les autres, dans un festival, ou dans un bar.. Mais jamais dans le metro, à vélo, dans un avion, ou un train… Chez moi, j’écoute énormément de musique, soit je la cherche sur internet, soit ce sont des promos ou des démos qu’on m’envoie… Je dois écouter plus de 1000 tracks/mois, et j’en garde dans mon iTunes environ 200/ mois.

📀 Sinon tu as commencé à toucher aux platines quand et comment ?

Mon grand frère m’a fait découvrir la house, la techno, l’acid music, etc… très jeune et je suis tombé sous le charme de cette musique… Je n’ai eu qu’une obsession adolescent : acheter des platines vinyles ! Pour mon 14eme anniversaire, j’ai eu la chance d’avoir le pack : platines et table de mix… Pas du matériel super pro, je dirais même plutôt rudimentaire, mais j’ai pris mes marques sur les calages de disques, la sélection, etc… Les basiques. Je pense que toutes ces années d’entrainement avec des outils pourris m’ont aussi beaucoup facilité la tâche quand j’ai commencé à mixer dans de vrais clubs avec du matériel top. Je me suis clairement senti beaucoup plus à l’aise. Aujourd’hui, malgré les années qui passent, c’est toujours un plaisir, une passion dévorante même.

📀 En tant que public aussi, si tu pouvais aller participer à un événement prochainement, dédié à la musique électronique ce serait lequel ?

DOUR, est un p*** de festival ! Le line-up est toujours génial. J’aime beaucoup Garorock aussi… En fait il y en a plein, mais en ce moment je n’ai pas beaucoup de temps malheureusement pour aller sur les festivals en temps que public. Je suis bien concentré sur mes projets à venir et il y en a beaucoup. Sinon pour résumer la question, les bons ingrédients pour une bonne soirée en tant que public, c’est une bonne programmation et un bon entourage… Je vais jouer en octobre prochain pour le Dirtybird Campout 2017 en Californie… En tant qu’artiste, ça va être dingue, et je sais qu’en tant que « public » je vais adorer aussi.

📀 Un morceau que tu aurais aimé produire ?

Il y en a tellement, dur de choisir un seul… Du coup, je vais jouer un peu : la track que j’aurais aimé produire est ma prochaine en fait (rires). Ce n’est pas uniquement un fantasme de producteur,  mais bel et bien une track produite avec tout ce que j’aime dedans. A suivre !

📀 Enfin, des projets futurs que tu souhaiterais nous confier ? On est tout ouïe !

Prochaine soiree BSMT #3 au Nouveau Casino avec Nohell (organisation) le samedi 2 Septembre, c’est ma résidence à Paris, où j’invite des artistes que j’aime et qui ne sont jamais venus à Paris.

J’ai hâte de vous faire découvrir mon nouveau coup de coeur, qui n’a jamais mixé sur le sol Français et que tout le monde attend, je suis en cours de validation avec l’artiste en ce moment même. J’ai 3 remixes à venir aussi : un remix Ghetto House pour un groupe pop « Astrophonie », ou pour la première fois j’ai pris le micro pour enregistrer mes propres dirty lyrics (rires). Un autre pour « Rich Pinder » qui sortira sur le label Polonais « White Widow Records », et enfin un dernier qui sortira bientôt sur le légendaire label Américain : Nervous Records… J’attends aussi les retours du label manager de Claude Von Stroke de Dirtybird pour mon second EP chez eux. Et bien évidement, je suis super impatient de voir toute l’équipe au Campout en octobre.

Merci à toi Don Rimini pour cette interview lors de ta présence au Magic Green de la Crèmerie ! On continue de te suivre avec vrai enthousiasme, à la prochaine ! (FACEBOOK PAGE)

NEXT SESSION