DÉCRYPTAGE DE BJTJ @ NANTES

Le graphite mystérieux et ténébreux qu’est CARBØNE, nous révèle un peu plus son identité !

Notre équipe s’est mis en contact avec Simon (Neøn) et Alexandre de BJTJ, organisateurs entre autres des soirées Carbøne qui font toujours plein de bruits et du très bons bruits. BJTJ c’est de la techno mouvementée et appréciée pour ses soirées lourdes pleines de frissons. C’est lors d’un après-midi ensoleillé sur la place Bouffay que nous sommes allés rencontrer ces deux jeunes étudiants qui promettent un bel avenir à de la techno sur Nantes.

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@ BJTJ

 

🔹BJTJ, pourquoi ce nom ?
Bass Jam Tech Jam. Car à l’origine on faisait des soirées bass music et techno et parce qu’on avait deux DJs d’horizons différentes. Mais depuis, nous nous sommes un peu plus concentrés exclusivement sur la Techno.

🔹Quand est-ce que vous ai venu l’idée de créer le collectif ?
L’idée nous est venue il y a environ 2 ans, avec l’effervescence de la scène techno nantaise, on s’est dit pourquoi pas nous, c’est peut-être notre tour.

🔹Quelles ont été vos premières soirées ?
On a commencé par les soirées TechJam à l’Altercafé qui sont toujours en entrée gratuite, l’ambiance est vraiment cool. D’ailleurs on a organisé notre septième TechJam à l’Alter, on y a invité notamment PH-T.

🔹Sinon au niveau de l’organisation comment ça se passe ?
Au début on était plusieurs, mais aujourd’hui on est plus que tout les deux en duo haha ! C’est beaucoup de travail mais on a la chance d’avoir plein d’amis qui nous aident en bénévolat. Sinon pour les affiches, ces temps-ci on fait appel à Miebi, une excellente graphiste réputée dans le milieu, on est très content de son travail.

🔹En ce qui concerne les soirées Carbøne, comment l’idée a-t-elle émergée ?
On a toujours voulu organiser des soirées au CO², c’est pour nous le club underground de référence à Nantes, on a pu y apprécié de nombreux événements notamment avec les soirées Input Selector ou Lunacy (dont on parle ICI) qui nous plaisent tout particulièrement. En plus le public y est particulièrement enjoué, on sent bien que pour les mordus de musique électronique underground c’est là-bas que ça se passe. On voulait commencer à faire quelque chose de plus grand avec les soirées Carbøne et pour nous c’était au CO² ou rien. Et aussi on a du mal à rester spectateur d’une activité, on a toujours envie de s’investir, on est de nature très curieux.

🔹Une première soirée Carbone au CO² avec AZF, un gros budget pour un sacré risque j’imagine ?
Oui, en effet un énorme risque. On a tout donné pour cette soirée, c’était la première et on a décidé de faire les choses en grand, quitte à tout perdre si ça ne marchait pas. Un gros stress pour le coup, mais heureusement ça s’est très bien passé.
On a la chance d’avoir un public qui vient de notre université assez fidèle, c’est aussi grâce à eux que nous avons réussi nos soirées Carbøne, surtout la première. Vendredi dernier on a eu la chance d’avoir Kobosil (Ost Gut Ton Label) résident au Berghain pour la troisième Carbøne au CO², c’était sacrément dingue ! Il mixe d’une manière très particulière sur 3 platines en plus. Il changeait de tracks toutes les 2 ou 3 minutes, les gens étaient fous, on a vraiment été impressionné et je pense que le public aussi. J’espère que ce sera aussi furieux pour notre prochaine Carbøne le 30 juin toujours au CO², avec de la grosse indus en perspective avec Ontal et Airod.

🔹Sinon à part le CO² et l’alter, vous aimez vous produire ailleurs ?
On fait souvent des soirées aux Caves de Nantes, on en profite pour fêter l’anniversaire de nos potes là-bas, on y passe de très bons moments. C’est un club que nous affectionnons bien. C’est d’ailleurs l’un des premiers à nous avoir donné notre chance. Sinon le 4 juin on organise une soirée Techno Indus à Rennes au 1988 live club avec Mayeul et JoeFarr qui nous viennent de Paris et du Royaume-Uni. On a vraiment hâte d’y être.

 

🔹On a eu de bons retours sur la prestation de Moth à la dernière Carbone, vous pouvez nous en dire plus sur l’artiste ?
C’est un duo basé à Paris qui nous plaît beaucoup, tant humainement qu’artistiquement. Ils produisent assez, et leurs sets sont quasi-exclusivement constitués de leurs propres musiques. On invite d’ailleurs leur ami parisien Airod à notre prochain évènement. Paris de manière générale nous inspire aussi ces temps-ci avec les soirées dans des Warehouse (illégales ou non) avec de la Techno Indus assez rapide (souvent 140 bpm et plus), assez rave et bien acid. On aimerait justement organiser des événements dans le même style que les « Contrast » ou les « Off » à Paris.

 

🔹Une ou deux pépites pour terminer l’interview ?
Neon : Soul Crush (Adam X révision) – Digital Poodle

C’est vraiment une grosse track de dancefloor pour moi. On sent une véritable énergie dans le groove de la musique, dès que je l’entends j’ai vraiment envie de bouger dans tous les sens. On y sent les multiples inspirations de l’artiste qui l’a travaillé, la track est complète et précise, à la fois dansante et agressive avec les vocaux et les influences/effets industrielles. Elle a quand même aussi une grosse emprise mentale sur l’auditeur qui aura envie de se mettre bien dedans. J’adore la jouer car je peux la passer dans plusieurs de mes sets que je sois en warm up ou en closing. Du pur kiff pour moi de sa découverte jusqu’à son utilisation !

Alexandre : Dalosso – Warp

Il y a une tension permanente que j’aime dans cette track. Des artistes comme Dalosso et Haedes font partis de cette nouvelle génération d’Hollandais qui rajoutent leur patte à la techno industrielle et j’adore ça.

  Merci beaucoup à l’équipe de BJTJ pour cette rencontre, on chauffe déjà nos oreilles pour leur prochaine session !