INTERVIEW : A LA RENCONTRE D’ALAN D

Parmi les personnages les plus actifs du Grand Ouest à contribuer à la culture de la musique électronique, on peut indéniablement citer Alan Daygue.

Jeune homme aux multiples facettes et pur produit nantais. Focus sur ses expériences et divers projets à succès.

Photo de couverture : @ LE FERRAILLEUR FACEBOOK


► Salut Alan ! Ca fait plaisir de te rencontrer ! Parle nous de toi, ça fait combien de temps déjà que tu es aussi actif, par où as-u commencé ?

Hello Fresh Flavour !
Pur petit beurre, c’est bien ici, à Nantes, que j’ai commencé et même découvert ce riche milieu culturel. J’ai toujours plus ou moins concilié expériences personnelles et parcours professionnel, que ce soit dès le lycée voire même le collège certains diront !
J’ai fait un bac professionnel en système électronique numérique, et pendant ce temps, j’étais déjà très impliqué dans de nombreux projets culturels. Avec Radio Prun’ par exemple, qui m’a définitivement mis le pied à l’étrier pour devenir dj.
C’étais dans ces périodes là que j’ai essayé de toucher à un maximum de domaines liés à la fois aux nouvelles technologies et à la technique mais aussi aux différents courants musicaux. Mon cœur balance Hip-Hop, Funk, Jazz et Soul ou bien Techno, House et autres sonorités binaires. Je n’ai jamais pu tranché et encore aujourd’hui je ne souhaite pas vraiment le faire…

LA PAGE D’ALAN D.

© Photo : Axel Masson© Photo : Axel Masson

Ensuite c’est un peu mes projets personnels qui ont influencé la suite de ma formation, j’organisais avec des amis déjà beaucoup d’événements et je me suis orienté plus logiquement vers un BTS communication.
J’ai ensuite rejoint l’organisation des Goûtez Electronique, et signé une Alternance au Rond Point Café. Depuis ce moment-là je me suis dit que je voulais définitivement faire de ma passion un métier quoi qu’il arrive.
Et puis projets après projets, rencontres en entraînant d’autres, je me suis rapidement glissé dans ce vivier culturel local. Radio Prun’ puis Goûtez Electronique, et plus récemment Paco Tyson mais aussi responsable de bar sur les Francofolies, le Printemps de Bourges, les Escales, …

 

Aujourd’hui je fais à la fois de la programmation artistique et de la communication événementielle, que de la régie générale, régie bar et organisation d’événements sans bien sûr oublier l’aspect artistique avec mes dj set ! Les semaines sont bien remplies, mais c’est bon signe !

► Que portes-tu donc comme attachement à la ville de Nantes ? Tu aurais pu partir pour « changer d’air » ?!

Pas question de partir quand on s’y sent aussi bien ! Ce n’est pas que je n’ai pas soif de voyages ou de rencontres bien au contraire. Mais cette ville à quelque chose de précieux, c’est un véritable carrefour culturel et économique, la diversité des offres culturelles y est un bel exemple. Une ville qui vit avec son temps, et quand on s’y prend bien, peut permettre de révéler de magnifiques projets, atypiques et durables.
Tout le monde à sa place ici, tout est encore à faire mais les bases sont sacrément solides.

L’air nantais est un air cosmopolite avec de multiples-influences, il ne faut surtout pas perdre cette ouverture d’esprit.

 

 

 

► Raconte nous un de tes souvenirs marquants durant tes activités.

Le live de RONE aux Goûtez Electronique en 2011. A l’époque, on découvrait tout juste l’artiste et son talent. C’était assez incroyable, ce jour-là c’était pluie torrentielle, ses machines était trempées et tout le monde faisait au mieux pour éponger… Et RONE était bien là, à fond, plein d’énergies positives à tout donner pour faire danser les irréductibles nantais qui restaient joyeusement sous la pluie ! Un beau moment !
Après plus personnellement, les rares fois où j’ai eu l’occasion d’aller mixer à l’extérieur, comme Rotterdam, Paris ou encore Genève avec l’ami Pharoah, des moments qui sont forts à mes yeux ! Voyager grâce à la musique est sans doute une des plus belles choses qui soit.

 

► Sinon tu attends un événement en particulier prochainement dans le coin ?

Récemment, j’ai été très impatient de jouer au MOTION MOTION Festival dans la salle maxi du Stereolux. C’était l’occasion pour moi de revoir un bon ami et artiste que j’admire : Maxime Dangles sous son projet DNGLS, mais c’était aussi et surtout un véritable tremplin. Jouer dans une aussi grande salle, c’est une manière complètement différente d’aborder son mix, les sensations sont décuplées.
Sinon j’attend avec impatience le retour des Goûtez Electronique, les 10 ans du Rond Point et du Ferrailleur et le festival Alphapodis en Normandie fin septembre.

 

 

► Que penses-tu de la scène électronique du Grand Ouest, et au niveau national, quel ressenti aujourd’hui ?

Je ne veux pas avoir la prétention de juger quoi que ce soit car je n’ai pas forcément un regard assez global sur l’ensemble de la scène française. Mais j’ai l’impression que les musiques électroniques ne se sont jamais aussi bien développées qu’actuellement ! Dans tous les styles que ça soient en club/Concert mais aussi en raves ! C’est passionnant !
J’attends de voir ce que ça va donner par la suite avec impatience.
C’était un peu le point d’orgue du Paco Tyson, de rassembler les différentes familles dans un seul et même but : la fête !

► Et ton poste de programmateur au Rond-point dans tout ça ?

Le Rond-Point c’est une belle histoire. J’y suis programmateur depuis 2013, c’est un poste que j’adore qui me permet de rester en contact avec mes différents réseaux, l’éclectisme étant le maître mot de notre programmation. C’est très enrichissant, et le fait de travailler dans une petite entreprise, entre amis, permet de garder la tête sur les épaules sur des réalités économiques parfois compliquées. Mais c’est un paramètre indispensable aujourd’hui dans ce métier. On va fêter nos 10 ans du 31 mai au 4 juin, et on est tous vraiment impatient d’immortaliser cette belle année, qui annonce que du bon pour la saison à venir, croyez-moi !

 

► Des tracks à nous sortir qui t’ambiance particulièrement en ce moment ?

Hmm. Pour commencer la journée je dirais « Biig Piig – Vice City », une jeune artiste londonienne à suivre de très près. C’est très joli.

 

 

Ensuite pour ce mettre au boulot un classic « Gang Starr – Work »

 

Pour aller prendre l’apéro avec les potes : « Flabaire – Local Control »

 

Pour commencer son set « Panorama Channel – Jigsaw Lovers Club (Aera Ambiant Mix) »

 

Pour finir un set et s’enfoncer dans une nuit marathon (les meilleures !) « Underwold – Dark and long »

Merci bien à toi Alan pour ce grand partage, que du plaisir à te retrouver très vite, sur scène ou derrière des projets locaux !