L’ESCAPADE AU FESTIVAL TIGRE’DELIK #2 2017 & ITW – VALENTIN MOIGNIC | RENNES

GRRRRR ! C’est le bel animal Tigre’Delik #2 et festival à Rennes qui s’est imposé le week-end du 29 avril !

Le festival étudiant organisé par l’Institut de Gestion de Rennes (IGR) revient pour sa deuxième édition. Bonne nouvelle : il se dote d’un deuxième lieu (1988 Live Club) et le beau temps est au rendez-vous. Les ingrédients idéaux pour une deuxième édition réussie. On vous en dit plus !

Il faisait beau samedi 29 Avril à Rennes. On prend tranquillement le bus ligne 11, direction le Jardin Moderne. Cette salle de répétition, quelque peu excentrée du centre ville, offre un des plus beaux spots de la capitale bretonne. Nous ne sommes pas les seuls à venir profiter du soleil, des festivaliers sont déjà installés sur l’herbe, entrain de siroter une bière ou de jouer au Molki. L’ambiance est détendue et on se balade de stands en stands. La super idée est d’avoir invité des créateurs, cuisiniers et commerçants locaux à venir vendre leurs produits dans un marché situé à l’entrée du festival. Reprenant le concept gagnant de l’année dernière, deux scènes permettent de satisfaire les goûts des festivaliers : une scène techno à l’intérieur du Jardin Moderne, et une scène extérieure orientée House.

On arrive trop tard pour voir les prestations d’(U)Ruben et Irius sur la scène techno et de Kong et Junior, respectivement artilleurs d’Atlas Circus et de Decilab. De 17h à 19h se produisent Quentin Della Negra (Leonard Wanderlust) et Mara Larkour (Artefaact). Ce sont ces derniers qui rameutent le plus de public grâce à leur deep house/house 90’s propice à l’horaire. Malgré la qualité des sets proposés par les artistes de la scène techno, le public est éparse et reste dehors à profiter du soleil. Mais on ne peut pas leur en vouloir. Jef K prend le relais sur la scène extérieure et offre un gros set généreux et très dansant. C’est un de nos coups de cœur du festival tant le papa du label Silver Network sait faire chavirer un public et le surprendre de titres en titres. Sur la scène techno, c’est le représentant de l’association rennaise de Pulse, Faje, qui joue une grosse techno bien calibrée. On note que cet artiste est très à l’aise dans ce registre, lui qui nous a plutôt habitué à des sets house.

Changement de plateau, on attend patiemment que UVB 76 s’installe. Membres de l’écurie Midi Deux, on attend beaucoup de ce duo dont on raconte le plus grand bien. Après des live remarqués lors des dernières Transmusicales ou encore lors du festival Visions, le groupe est attendu de pied ferme. Leur techno est lourde, puissante, synchronisée avec un clip en noir et blanc, voyage sensoriel sans fin, qui pousse à l’état de transe, irrémédiablement. Pourtant, le public n’est pas très nombreux, et c’est bien dommage car la musique d’UVB 76 casse les codes habituels de la techno, empruntant des chemins sinueux peu exploités et des prises de risques appréciables. La grande partie des festivaliers est encore dehors, se laissant porter par la sélection imparable disco/house de La Denrée. Il fait désormais nuit, et la scénographie teintée old school de la scène extérieure prend toute son ampleur, entre les lumières qui se projettent sur les arbres et un public bouillant, la messe house annoncée a bel et bien lieu.

Nous quittons amplement satisfait cette première partie du festival, aux alentours de 23H, ce bel espace qu’est le Jardin Moderne, direction la suite du festival au 1988 Club. Nous arrivons dans le club à la fin du set de Champo du collectif Merci, qui chauffe à blanc le public par sa techno froide et mentale. On remarque qu’il y a du monde présent au 88 ce soir, mais qu’il y a tout de même de la place pour danser, ce qui est agréable. Les installations mises en place par Valentin Le Moignic, des cubes blancs sur lesquels il projette des images, se marient parfaitement à la musique ; froide, lourde mais néanmoins rapide et calibrée.

Place à des artistes rennais que l’on ne présente plus : Cleft et H Mess. Les co-fondateurs du collectif Texture, très en vue et attendus, expérimentent pour la première fois un live set hybride. Se succédant aux platines, ils associent leur musique à une boîte à rythme (une Roland TR-808), lançant à pleine vitesse, à rythmes effrénés, leur navire techno. Le public répond présent, on fonce dans la fosse pour la fin du set, on en ressort lessivé. Vers 4h, Vonshk et Blurred Boy du collectif Nocturnal Frequencies se chargent de clôturer la soirée et de rassasier les derniers festivaliers encore debout.

L’équipe de l’IGR nous a régalé pour cette deuxième édition du festival Tigredelik. Une organisation à l’écoute de ses artistes et de ses festivaliers, de belles prestations, une ambiance bon enfant, une météo clémente, tout était réuni pour que le festival soit une réussite. A noter qu’une partie des bénéfices sera renversée à l’association Apres School, une ONG indienne qui accueille et scolarise gratuitement des enfants, ce qui est une très belle initiative.


Nous avons posé quelques questions à Valentin Le Moignic, qui s’occupait du Vjing et du

Mapping lors du festival.

A 22 ans, le membre du crew brestois Velizion s’impose de plus en plus dans l’Ouest comme une figure sur laquelle nous allons pouvoir compter. Très prometteur, il a déjà mis en lumière plusieurs soirées, passant aisément des bars, aux clubs ou aux festivals. Il nous éclaire sur cet exercice qui se démocratise de plus en plus.

Peux-tu nous raconter ta rencontrer avec le mapping ?

Alors ça fait un petit plus d’1 an que j ai commencé le Vjing/mapping Ma première grande claque visuelle s’est passée au Manoir de Keriolet (lieu où se déroule la célèbre nouba annuelle d’Astropolis à la programmation connue à la dernière minute) où les visuels sur le manoir m’avaient complètement envoûté. Je m’étais vraiment posé la question de comment c’était possible. C’est bien après, à l’édition d’Astropolis hiver 2016, que ‘ai vu que le collectif Relief faisait une master class ouverte à tous et c’est là que tout à vraiment commencé. Rapidement, je me suis lié d’amitié avec les gars de Relief (Clement Landrau et DaFF). Depuis, il m’arrive de les aider sur certaines dates Ils me permettent de m’exercer, tout en m’apprenant les ficelles du mapping/vjing.

D’ailleurs, c’est quoi exactement le mapping ?

Le mapping vidéo est une technologie multimédia permettant de projeter de la lumière ou des vidéos sur des volumes, de recréer des images de grande taille sur des structures en relief, tels que des monuments, ou de recréer des univers bien particuliers dans des salles de spectacles ou des clubs pouvant accueillir ce genre de structures.

Qu'est-ce que tu nous as réservé pour le festival Tigredelik ?

Pour la première partie du festival au Jardin Moderne, un début très simple dans l’après midi avec un écran incurvé pour avoir une illusions de profondeur dans le visuel. Pour la soirée de clôture, au 1988 Live Club, j »ai installé deux cubes assez grands pour qu’on les voit bien avec un mapping bien particulier dessus, qui épouse chaque façade de la structure au centimètre près, ce qui leur donnera des effets d’optiques bien particulier sur ses formes statiques.

On remercie toute l’équipe pour ce partage et belle deuxième édition !